L’e-réputation, notre responsabilité ?

Dans l’e-réputation on parle beaucoup de ce qui peut nous arriver, des dangers, des conséquences, de comment gérer au mieux son identité numérique, comment la contrôler … Mais si on y réfléchit bien, le maître de notre e-réputation, c’est nous même. C’est à nous de la maîtriser au mieux et de savoir identifier les risques. Car certes si des personnes peuvent publier des choses à nos propos sur les réseaux sociaux, on n’hésite pas non plus à dévoiler notre vie privée en mettant en ligne  des pseudos sur ce que nous sommes entrain de faire, de nos émotions du moment ou des photos de vacances et de soirées avec des amis.

L’humoriste Anne Roumanoff c’est intéressée à l’e-réputation et à l’addiction de certains aux réseaux sociaux. Même si elle traite ce sujet avec beaucoup d’humour, ce qu’elle dit marque bien la réalité de notre identité numérique. Anne Roumanoff fait le tour de ce qu’elle pense de l’e-réputation que ce soit par rapport aux individus comme vous et moi et aux personnalités que ce soit les hommes politiques, les journalistes qui se mettent à twitter ce qui peut parfois les décrédibiliser vu l’objet de leurs posts.

http://www.dailymotion.com/video/xtvmjd_la-e-reputation_news?start=98#.UM-LZHea-74

Les inédits de Anne Roumanoff « La e-réputation » sur Europe 1 le 26 septembre 2012

Liens: http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Les-inedits-d-Anne-Roumanoff/Videos/La-e-reputation-1252279/

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L’E-réputation, une arme à manier avec prudence

Comme l’a décrit Stéphane Ozil dans son article paru sur le site « Le cercle des Echos », il est constaté de fait que les utilisateurs des réseaux sociaux, et notamment Twitter, ont plus tendance à publier lorsqu’un service ou un produit est de mauvaise qualité que dans le cas contraire, lorsque le service proposé est réalisé de manière correcte.

Et tout ceci peut être perçu comme un problème pour certaines organisations n’ayant déjà pas une bonne quotte de popularité auprès des usagers.

Les exemples les plus récurrents sont surtout relatifs aux services de transports comme la SNCF, la RATP ou encore les compagnies de bus propres aux communes (parisienne ou provinciales). Souvent décriés et critiqués de manière générale, les réseaux sociaux n’ont été que l’accélérateur de ce phénomène de désamour envers ce type d’organisation. En effet, chaque pensée peut dorénavant être exprimée et divulguée nationalement anéantissant ainsi en quelques secondes une réputation.

Les suppressions de trains, leurs retards sans raisons apparentes, ajoutés à des prix en constantes augmentation, sont souvent les principales causes de mécontentement des usagers. Twitter apparaît alors comme un bon défouloir pour tous les usagers qui ne pouvaient auparavant pas  exprimer leur colère face à tous les désagréments causés (mis à part les Blogs et les forums mais la réactivité et la diffusion étaient alors beaucoup plus restreintes).

Il est très facile de vérifier cette tendance critique face à la SNCF : le hashtag « #sncf » sur Twitter n’est accompagné pratiquement que de critiques et d’adjectifs à connotations péjoratives ou bien encore d’anecdotes désagréables vécues en direct par les usagers. Des groupes et des comptes parodiques ont même été crées dans le but de ridiculiser la SNCF

Consciente de l’insatisfaction des usagers, en 2011 la SNCF a alors voulu remédier à cette mauvaise réputation répendue sur la toile en faisant appel à des community manager indépendant ayant pour but de gérer l’opinion public à travers les réseaux sociaux, les forums, les blogs, etc…

Près d’un an plus tard, l’heure est au bilan et il semble que l’E-réputation désastreuse de la SNCF n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin.

Quelques expemples de tweets issus du réseau social Twitter et concernant la SNCF publiés entre le 12 décembre 2012 et le 17 décembre 2012.
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Liens :

http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/high-tech-medias/internet/221158518/e-reputation-marques-trains-arrivent-a-heure

http://digimarket.canalblog.com/archives/2012/03/09/23718417.html

L’E-réputation : un business en émergence

De nos jours, les réseaux sociaux font incontestablement partie de notre culture numérique. Avec l’arrivée des nouvelles générations, de plus en plus acoutumées à vivre avec les nouvelles techniques d’information et de communication, il est désormais très rare qu’une personne de moins de 25 ans ne possède pas de compte Facebook, Instagram, ou encore Twitter. Cependant, ces multiples réseaux sociaux exposent les utilisateurs aux yeux du monde et la question de la « E-réputation » est alors primordiale.

Le phénomène de la « E-réputation » a donc logiquement inspiré de nombreux entrepreneurs, toujours à l’affut de nouveaux marchés potentiels.

C’est pourquoi de curieuses annonces apparaissent de plus en plus sur nos écrans, nous promettant alors la garantie d’une réputation virtuelle sans faille.  Ces nombreuses entreprises  n’ont qu’un seul but : protéger notre réputation virtuelle, parmi ces dernières figure notamment Kelreputation.fr.
En effet, ces nouvelles entreprises sont la pour effectuer une veille constante sur les informations diffusées sur internet à propos d’une personne ou d’une société. Grace à leur travail, une vérification va être faite sur les forums, les sites et sur la toile plus généralement. Ainsi, toute information compromettante sera supprimée et ne nuira pas à la E-réputation de la personne ou organisation concernée.

Voici la vidéo publicitaire des services de Kelreputation.fr

Vidéo publié par Kelreputation.fr le 20 août 2012 sur Youtube

Heureusement, il n’existe pas uniquement des services payants. En effet, certains petits outils de veille informationnelle concernant la E-réputation ont également été mis en place gratuitement, comme le montre la vidéo suivante :

Vidéo publié par Thibaut Parent, le 12 novembre 2012 sur Youtube

Liens:  http://www.youtube.com/watch?v=WbWsakpvu2E http://www.youtube.com/watch?v=fqm9CW0UCtI

Brève #4

La Redoute a su éviter la banqueroute !

Nous pouvons également nous apercevoir que certaines marques arrivent très bien à jouer avec leur e-réputation. Nous pouvons prendre le cas de la redoute, qui a créé un gros buzz sur internet involontairement sur les réseaux sociaux. En effet sur une publicité pour des t-shirt d’enfants, un homme entièrement nu apparaît en arrière plan. Incapable de donner une explication à cette erreur, les réactions ne se sont pas faites attendre notamment sur twitter, se moquant de celle-ci. Les commentaires en chaînes des internautes n’ont pas eu à effet dévastateur sur la marque comme cela aurait pu se produire mais ceci a plutôt été le contraire. En effet, pour essayer de réparer cette faute, la redoute a eu l’idée d’introduire dans son catalogue de printemps-été 2012, quatorze photos truquées volontairement. Chaque client de la marque qui trouvait une des erreurs, se voyait offrir tout en ensemble de vêtement gratuit. En se rattrapant ainsi, La redoute a sauvé sa réputation et a su mettre en place rapidement une campagne de promotion en détournant ce scandale qui aurait pu lui coûter cher.

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Capture d’écran du site Internet de La Redoute, publié le 4 janvier 2012

Liens :

http://www.meltybuzz.fr/la-redoute-twitter-reagit-au-jeu-lance-apres-actu93765.html

http://www.petitweb.fr/actualites/la-redoute-dit-merci-a-lhomme-nu-les-resultats/

http://www.20minutes.fr/societe/852600-redoute-homme-nu-invite-photo-pages-enfant

Brève #3

Barack Obama ou la parfaite gestion de son e-réputation

On le sait tous, Barack Obama a été réélu pour un 2ème mandat consécutif comme président des Etats-Unis le 6 novembre 2012. Le lien avec l’e-réputation ? Cette victoire justement, car avant tout discours ou même communiqué de presse, il a tenu à l’annoncer sur Twitter. On peut donc parler d’une grande révolution dans la manière de gérer sa réputation pour un politicien… mais ce n’est pas là son premier essai.

En effet, lors de sa première campagne de 2007, période d’émergence des réseaux sociaux, Barack Obama et son équipe verront l’intérêt de ses nouveaux moyens de communication pour sa réputation et popularité avant tous les autres politiques. Après avoir fait un clip, il sera sur tous les réseaux sociaux rapidement pour pouvoir communiquer et toucher au plus près la population soit ses potentiels électeurs. Lorsqu’il sera la cible de rumeurs pouvant nuire à sa réputation, il fera encore une fois appel à Internet en créant un site où il répondra à chacune de ses fausses allégations à son sujet. Rapidement, le succès viendra : de moins de 150 000 followers sur Twitter en 2008, il atteint maintenant les 24 millions en 2012… sans compter ses 34 millions de fan de sa page sur Facebook.

Ainsi, en misant Internet et les réseaux sociaux afin de soigner son e-réputation, Barack Obama a visé juste en communiquant directement à son électorat ses décisions et ses opinions de manière rapide et dans l’ère du temps.

https://i1.wp.com/www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/multiupload_du_07_novembre_2012/barack-et-michelle/2029602-1-fre-FR/barack-et-michelle_reference.jpg

Photo postée le 7 novembre 2012 sur son compte Twitter par Barack Obama lors de sa victoire aux élections présidentielles. Elle sera retweetée 816 820 fois en tout et deviendra le tweet le plus retweeté au monde. Sur Facebook cette photo, publiée au même moment, totalisera 4,4 millions de likes et 600 000 partages.

Liens :

http://www.ma-ereputation.com/mes-experts/temoignages/des-elections-presidentielles-2-0/

http://www.idaos.com/actu/barack-obama-7-piliers-strategie-influence-twitter/

Brève #2

Véronique Bonazollo, la surveillante jouant la "cougar" dans un clip

Véronique Bonazollo, la surveillante jouant la « cougar » . photo publié le 11/05/12 sur news.aufeminin

L’e-réputation, prenez garde !

L’é-réputation reste un phénomène complexe à gérer, en effet une seule erreur et votre réputation peut avoir de graves conséquences sur votre vie. Nous pouvons prendre deux exemples. Pour le premier, il s’agit d’une surveillante d’un lycée catholique qui s’est fait repéré dans un clip vidéo du rappeur Niçois Novia, jouant les femmes « cougar ». En effet, à ces heures perdues, elle s’exerçait en tant que comédienne dans des vidéos. Un des élèves du lycée, surfant sur internet l’a reconnu sur celle-ci engendrant de graves conséquences pour cette femme. Le lycée choqué de voir une de leur employée dans cette situation l’a renvoyé mettant en avant le fait que cela était en contradiction avec son travail et qu’elle ne respectait pas le code éthique du lycée. En se montrant sur le web et par conséquent en exposant son image sur internet, la surveillante n’avait pas pensé que cela lui ferai autant défaut.

Nous pouvons également prendre l’exemple du tweet de Valérie Trierweiler posté en juin dernier. Celui-ci a causé beaucoup de tort à l’image de la première dame de France et a également créé un déferlement médiatique sur sa personne. Celle-ci avait posté un tweet sur twitter pour soutenir Olivier Falorni alors que son compagnon, le président de la république soutenait son adversaire. Ce tweet lui a valu une mauvaise réputation et a mis mal à l’aise le monde politique appuyé par des rumeurs de jalousie entre elle et l’ex-femme de François Hollande. Six mois après ce fameux tweet, nous en parlons encore et cette mésaventure ne risque pas d’être oubliée de sitôt, même si sa réputation est en train de remonter dans les sondages.

Plus que des simples mots et actions, nous devons toujours faire très attention au risque de prendre plus qu’une simple réputation.

tweet de Valérie trierweiler

tweet de Valérie trierweiler, publié le 12/12/12 sut twitter

Liens : http://news.aufeminin.com/une-surveillante-de-college-viree-pour-avoir-actu3498.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/12/valerie-trierweiler-encourage-falorni-contre-royal_1716981_823448.html

Liens image : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-cougar-du-clip-de-rap-surveillante-dans-un-lycee-catholique-a-ete-viree_1113310.html

http://www.slate.fr/story/57899/affaire-trierweiler-twitter

La e-réputation des entreprises, quelles en sont les conséquences ?

Il est vrai que de nos jours, rare sont les entreprises qui n’utilisent pas le web pour avoir une meilleure visibilité. Mais qui parle d’entreprises sur internet, parle aussi de e-réputation à gérer.  Nous allons donc voir qu’elles sont les effets positifs et négatifs que procure la e-réputation pour les entreprises.

La e-réputation va offrir aux entreprises la possibilité de mieux gérer leur image sur internet car ce dernier est plus vaste et donc, offre davantage de possibilités pour gérer et diffuser son image. Ceci va impliquer des nouvelles techniques de maîtrise d’image car plusieurs facteurs vont rentrer en compte : tout d’abords l’entreprise elle-même va transmettre sa réputation à travers différentes plate forme comme des blogs, des sites officiels et les réseaux sociaux, grâce à du personnel spécialisé. Grâce à internet, sa réputation et sa marque vont pouvoir être vu par davantage de monde car le web n’a pas de limite, donc celle-ci va pouvoir élargir son marché comme s’exporter à l’international par exemple. Mais l’e-réputation va également devoir tenir compte des avis des clients. Ils vont pouvoir s’exprimer, chose qu’ils ne pouvaient pas faire il y a quelques années. Avant d’acheter, beaucoup de futurs consommateurs regardent les avis, il est donc primordial qu’un maximum soit positif. Si ces derniers le sont, l’entreprise sera bien vue. Les consommateurs se fient davantage aux avis des clients qu’a la publicité de l’entreprise.

L’e-réputation coûte également moins cher donc l’entreprise va pouvoir mettre davantage de campagnes de promotion en place pour améliorer son image et sa marque sur internet et sur papier.

Mais même si la e-réputation a des effets positifs pour les entreprises, il n’en reste pas moins qu’il y en a également des effets négatifs. Les plus néfastes pour les entreprises restent ceux des avis des consommateurs. En effet, un client pas satisfait va pouvoir s’exprimer sur des forums et réseaux sociaux et par conséquent décrédibiliser l’entreprise. Même si la e-réputation rapproche les clients et l’entreprise via les réseaux, un seul commentaire peut nuire à celle-ci. Les internautes sont donc en même temps, un danger comme un avantage pour les ces dernières.

Une e-réputation est également dure à gérer à cause de la durabilité d’internet. Une information peut rester très longtemps sur le web et il est très difficile de la contrôler. Par exemple, si une entreprise à une mauvaise e-réputation, elle aura beaucoup de mal changer son image car souvent les avis négatifs sont davantage mémorisés par les consommateurs et également parce qu’ils apparaissent souvent en premier lors des recherches. Une entreprise doit constamment contrôler son image pour réagir au plus vite et tenter de recadrer sa réputation le plus vite possible.

Vidéo publié le 27 mars 2012 par LevDesignagency.

Liens : http://www.youtube.com/watch?v=fp0MLOMpX4A

Brève #1

Afin de gérer la réputation virtuelle des entreprises, ces dernières font de plus en plus appel à ce que l’on appel des Community manager. Le but de ces agents est donc d’entretenir la relation entre l’entreprise et ses clients via les réseaux sociaux ou encore les blogs.

Par exemple, en cas de questions de la part d’un utilisateur, le Community Manager se doit de lui répondre de manière cordiale afin de maintenir le lien tissé entre la marque et le client. Ces derniers ont pour but d’entretenir l’image positive de la marque ou bien, en cas de crise, d’aider l’entreprise à retrouver une E-réputation de qualité.

Cordialité et sang froid, sont donc les maitres mots du Community manager, et certains s’en amusent sur les réseaux sociaux, comme ce fut le cas sur la page SFR lors de l’arrivé de Free mobile: en effet, un faux compte SFR avait été crée pour répondre aux clients mécontents de manière très directe et irrespecteuse, ce qui engendra une polémique, vite calmée lorsque le caractère factice du compte fut découvert.

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Photo d’origine issue du site Facebook, publié le 12 janvier 2012 sur le site Nikopik

Liens :

http://www.nikopik.com/2012/01/sfr-repond-a-ses-clients-sur-facebook-et-ca-fait-plutot-mal.html

Les célébrités, mieux conscientes de leur e-réputation ?

Tout individu utilisant Internet possède une e-réputation. Cela englobe donc les entreprises, les particuliers mais aussi… les célébrités. Mais celles-ci, par leur habitude de la sur-exposition médiatique ne sont-elles pas plus à l’aise pour gérer leur e-réputation ?

En effet, de même qu’Obama a utilisé les réseaux sociaux pour sa campagne électorale, toutes les célébrités ont également envahis la toile afin d’augmenter leur côté de popularité… avec plus ou moins de succès. Alors que des personnalités comme Obama, Katy Perry ou encore Lady Gaga suscite une véritable admiration et possèdent chacun pas moins de 20 millions de follower et ont donc réussi à se créer une bonne e-réputation, d’autres suscitent la polémique en enchaînant les bavures sur les réseaux sociaux, nuisant fortement à leur réputation. En effet, dans notre société totalement connectée, ne pas être sur les réseaux sociaux pour soigner sa popularité ou mal les utiliser peut se révéler fatal pour sa carrière. Cela s’explique par le fait que les individus passant de plus en plus de temps sur Internet, si ils ne retrouvent pas leurs célébrités sur les réseaux qu’ils utilisent quotidiennement, ils auront du mal à ne pas les oublier aussi bien virtuellement qu’ensuite dans la réalité.

Pour remédier à cela,  la plupart des célébrités créent leur page Facebook, leur compte Tweeter et autres sites susceptibles d’augmenter leur visibilité à un public qui veut connaître plus de choses sur ses stars préférés et suit donc activement leurs comptes. Il faut tout de même nuancer cette nouvelle relation star/fan puisque ce sont la plupart du temps des community manager qui gèrent les comptes des célébrités. Mais quand ce n’est pas le cas, il peut arriver quelques bavures… En voici quelques exemples :

– les tweet de Mathieu Kassovitz ont souvent fait scandale. Vulgaires et insultant directement des individus, il a reçu beaucoup de critiques sur ces paroles. Il critiquait notamment l’académie des Césars qui ne l’avait pas nommé pour son dernier film. Ayant supprimé son compte twitter suite à ce scandale, il n’y a plus traces visibles de ces tweet.

– Autre exemple, la réaction de Laure Manaudou suite à la tuerie qui s’est produite à Toulouse. La nageuse a posté un tweet qui a suscité de vives réactions : « Supprimez ces jeux vidéo à la c**, ça ira déjà mieux ». Cette parole était malvenue dans une situation très tendue. De plus étant essentiellement suivie sur Tweeter par des jeunes, Laure Manaudou s’est attirée leurs critiques puisque ceux-ci aiment les jeux vidéos. Après avoir supprimé son compte car trouvant qu’il y a « trop de négatif » sur Twitter, elle le réactivera quelques mois plus tard.

https://i0.wp.com/photo.europe1.fr/sport/tweet-de-manaudou-930x620/18297121-1-fre-FR/Tweet-de-Manaudou-930x620_scalewidth_460.jpg

Les tweet de Laure Manaudou le 19 mars 2012 suite à la tuerie de Toulouse. C’est le premier sur les jeux vidéos qui fit scandale.

Grâce à ces exemples, on s’aperçoit que les célébrités ne sont, tout comme nous, pas exemptés d’un faux pas dans leur stratégie de communication. Bourdes, mauvaise interprétation de leur propos ou tout simplement critiques de leurs pensées, elles doivent essuyer les conséquences de leurs paroles trop hâtives. Là où les propos d’un individu banal passerait inaperçu, les leurs sont décortiqués pour pourvoir mieux les critiquer. Alors, meilleure ou moins bonne gestion de leur e-réputation ? On peut quand même affirmer que, grâce à leur community manager, la plupart réussissent à garder une ligne de conduite qui leur permet de ne pas trop se faire critiquer et d’améliorer nettement leur visibilité et leur e-réputation.

Liens :

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/reseaux-sociaux-et-peoplisation-le-64818

http://www.mycommunitymanager.fr/les-stars-du-showbiz-a-la-conquete-des-fans/

http://www.reponseatout.com/insolite/drole/manaudou-ferme-son-compte-twitter-a106568

Le droit à l’oubli, vous connaissez ?

Le droit à l’oubli, qui en a vraiment entendu parler ? Notion abstraite, vague idée sur le sujet, tout le monde est un peu perdu. Qu’est donc ce droit que l’on est sensé avoir mais dont on ne peut pas vraiment donner la définition exacte, nous allons y remédier !

Le droit à l’oubli, pour faire simple, c’est le droit de pouvoir demander de retirer tout contenu nous concernant du web. Voilà la théorie, maintenant passons à la pratique. En effet, ce droit, reconnu en France ne l’est pas du tout pour certains sites mondiaux, principalement américains ! En conséquences, les sites comme Facebook, Twitter ou Skyrock et bien d’autres ne sont pas obligés de suivre cette règle et ne le font donc pas. Il est alors impossible d’être certain que la photo compromettante  que l’on a supprimé sur son compte Facebook soit réellement disparue de toute la sphère internet. Et cela arrange bien les moteurs de recherche qui gagnent leur argent sur le principe que l’on peut trouver n’importe qui/quoi en tapant son nom dans la barre de recherche !

Il ne faut quand même pas croire qu’il est impossible de retirer toutes informations compromettantes sur soi d’Internet. En effet, il existe un délais de 3 mois pour porter plainte. Ce laps de temps est cependant relativement court pour toute personne ne cherchant pas régulièrement à savoir ce qu’il y a de nouveau la concernant sur Internet. En outre, pour tout ce qui concerne les photos et vidéos à caractère pornographique que l’on avait pas souhaité voir apparaître sur Internet, elles sont très vite supprimées après dépôt de plainte. Il existe donc de réels moyens de contrôler sa réputation sur Internet et de faire valoir son droit à l’oubli, malgré les différentes politiques des sites mondiaux.

Au niveau du droit, il existe la loi « informatique et liberté » de 1978 qui prévoit que « toute personne dont les données personnelles sont traitées peut exiger du responsable du traitement que soient, selon les cas, (…) mises à jour, ou effacées les données à caractère personnelles la concernant, qui sont (..) périmées » (Article 40 de la loi de 1978). Bien que montrant que l’on peut encore une fois avoir un droit à l’oubli, il est intéressant de se demander à partir de quand on peut parler de données « périmées ». On trouve toujours dans cette loi la réponse : « la durée de conservation des données ne doit pas excéder la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles les données sont collectées et traitées. » Cette réponse est vague et permet à certains sites de ne pas la suivre.

Pour résumer et compléter cet article, voici un podcast issu du site Interstis sur le droit à l’oubli sur Internet. Claude Castelluccia est l’invité de l’émission et montre sa vision sur ce sujet.

Liens :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/12/la-delicate-question-du-droit-a-l-oubli-sur-internet_1266457_651865.html

http://www.liberation.fr/societe/2012/07/10/droit-a-l-oubli-internet-n-est-pas-une-zone-de-non-droit_832391

http://www.droit-technologie.org/actuality-1200/le-droit-a-l-oubli-sur-internet.html

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/45246/le-droit-a-l-oubli-numerique—un-vide-juridique.shtml